Saint Léon, évêque de Catane
- Paroisse de la Sainte Trinité

- 16 mai
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Cet astre brillant de la foi orthodoxe et cet émule des apôtres vécut au moment de la première vague de persécution contre les saintes icônes (vers 780). Issu d’une noble famille de Ravenne, il gravit, grâce à ses vertus, tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique, et fut chargé de gérer, tel un fidèle intendant, les affaires de l’Église de cette cité.
Sa réputation s’étant répandue bien au-delà des limites de son diocèse, il fut élu évêque de Catane, en Sicile, et entreprit aussitôt de purifier son troupeau spirituel de la contagion des hérésies et des restes de superstitions idolâtres. Par sa prière, il fit écrouler un temple païen et fit construire à son emplacement une église dédiée aux Quarante Martyrs de Sébaste [9 mars]. Énergique et tranchant en ce qui concernait la foi, il débordait d’amour et de compassion pour les pauvres, les orphelins, les affligés, devenant comme l’Apôtre tout pour tous afin de leur procurer le salut.
À cette époque, un mage du nom d’Héliodore, qui avait acquis un pouvoir redoutable à la suite d’un pacte contracté avec Satan, terrifiait la Sicile par ses artifices, non moins redoutables que les flammes de l’Etna qui menace toujours la ville d’une soudaine irruption. Le préfet envoya une lettre alarmée à l’empereur de Constantinople, qui ordonna d’arrêter le mage.
Par un subterfuge démoniaque, Héliodore se fait transporter, lui et son escorte, en un jour à Byzance où, condamné à mort, il disparut tout aussi mystérieusement, en s’écriant : « Salut, Empereur. Cherche-moi à Catane ! » De nouveau arrêté et amené à Constantinople, il fit éteindre tous les feux, plongeant la grande cité dans les ténèbres. Puis, condamné à souffrir de la faim, c’est lui qui affama la ville, et il disparut encore une fois magiquement, au moment d’être exécuté.
À Catane, Léon avait bien essayé de convertir le mage, mais en vain. Un jour, Héliodore entra dans l’église au moment de la Liturgie, en piétinant comme un mulet et en se moquant des saints Mystères, clamant de plus qu’il avait le pouvoir de forcer l’évêque et ses prêtres à se mettre à danser devant la foule.
Après s’être recueilli en prière, saint Léon sortit du sanctuaire, vêtu de tous ses ornements, et il captura Héliodore au moyen de son omophorion, réduisant ainsi à néant toute sa puissance démoniaque. Puis, l’ordre ayant été donné par le préfet de brûler vif ce serviteur du démon, l’évêque monta avec lui sur le bûcher, d’où il sortit indemne, ses ornements intacts, tandis que le scélérat était réduit en cendres.
Ensuite invité à Constantinople par l’empereur, saint Léon y répandit là aussi les merveilles de la grâce divine, pour la gloire de Dieu et la terreur des démons, des païens et des hérétiques. Il guérissait les aveugles, relevait les paralytiques, consolait les affligés, non seulement pendant le reste de sa vie terrestre, mais aussi après son trépas, par l’entremise de ses saintes reliques qui étaient vénérées dans une église qu’il avait fondée en l’honneur de sainte Lucie.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)
Hymnes liturgiques
Tropaire de saint Léon, ton 4
« La justice de tes oeuvres a fait de toi pour ton troupeau une règle de foi, un modèle de douceur, un maître de tempérance; c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation et par ta pauvreté la richesse. Père saint, pontife Léon, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes. »
Kondakion de saint Léon, ton 2
« Celui qui dès l’enfance fut voué au Seigneur et reçut la grâce au berceau, tressons-lui une couronne de nos chants : c’est Léon, le luminaire de l’Église, son défenseur: il en est le champion et le ferme soutien. »
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