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Protection de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu et toujours Vierge Marie

Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit,

Chers Frères et Soeurs, nous commémorons aujourd’hui la Fête de la Protection de la

Mère de Dieu traditionnellement célébrée le 1er octobre.


Cette Fête a été instituée à la suite de la vision qu’eut Saint André, un fol en Christ,

ainsi que son disciple Épiphane, le 28 mai 910 au cours d’une vigile célébrée dans

l’Église des Blachernes, qui était à Constantinople l’un des deux principaux

sanctuaires consacrés à la Mère de Dieu.


Selon la tradition, le Saint vit la Mère de Dieu à l’entrée du Narthex, couverte de Gloire

et accompagnée d’une myriade d’anges et des Saints Jean le Baptiste et Jean le

théologien. La Sainte Souveraine se tint longtemps en prière, intercédant pour le Salut

du monde, puis entra dans le sanctuaire, ouvrit la châsse dans laquelle était conservé

son voile, et se tenant devant les portes Saintes, elle l’étendit au-dessus des fidèles.

Ce voile était si grand qu’il semblait recouvrir toute l’assemblée tout en restant

suspendu en l’air par une force mystérieuse. Elle s’éleva ensuite vers le ciel, laissant

son Saint voile en garantie de sa bienveillante protection.


Lors des Fêtes de la Mère de Dieu, l’Église nous donne à lire l’Évangile de St Luc

présentant Marthe et Marie.


Cet évangile nous montre que ce qui crée une véritable proximité, une intimité, une

parenté avec le Christ, ce n’est pas le lien de la chair mais bien le lien de l’Esprit.

Ce lien qui permet, par la Grâce de l’Esprit Saint, d’écouter sa parole, de la laisser

pénétrer dans nos coeurs, et de la faire fructifier pour la mettre en pratique dans la vie

quotidienne.


Ce qui fait la grandeur, l’unicité et la Souveraineté de La Mère de Dieu pour l’Église et

dans l’Église, ce n’est pas son lien par la chair avec le Christ, mais bien que ce lien de

maternité divine a été transfiguré et illuminé par la Grâce de l’Esprit.

Ce qui fait de la Mère de Dieu notre modèle de vie chrétienne, c’est bien son

consentement lors de l’Annonciation, ce Oui de la Foi, empli d’abandon et de

confiance, ce Oui où transparait déjà la douceur de l’Amour maternel.

Marie, la soeur de Marthe, nous le dit Saint Luc : « s’étant assis aux pieds du Seigneur,

écoutait la parole de Dieu ». La Mère de Dieu ira jusqu’aux pieds de la Croix pour être

auprès du Christ.


Écouter et observer la parole de Dieu. L’un ne va pas sans l’autre. C’est un idéal à la

fois clair et très ambitieux.


Écouter la parole de Dieu, c’est ce que nous faisons chaque dimanche dans la

première partie de la liturgie lorsque, assemblés en Église, comme membres d’un

même corps, nous communions à son Évangile. Nous nous nourrissons de cette

parole et nous la digérons pour qu’elle irrigue tout notre corps et tout notre esprit tout

le reste de la semaine. Et pour qu’ainsi nous puissions vivre de cette Parole, avec cette

parole et par cette parole jusqu’au dimanche suivant.


Observer la Parole de Dieu, c’est rendre cette parole vivante en acte et observer le

commandement d’amour du Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres comme je

vous ai aimez ».


C’est par cette écoute constante de la Parole de Dieu, et par ce qu’elle a toujours

observé cette parole que la Mère de Dieu est toujours présente avec son Fils, et donc

avec nous, et qu’elle peut intercéder pour nous auprès de lui en toute circonstance.

Nous le voyons lors des Noces de Cana, où le Christ accomplit son premier miracle à

la suite d’une demande de sa mère.


C’est par ce lien de maternité divine qu’elle est aussi notre Mère à tous et que nous

prions pour son intercession lors de tous nos offices liturgiques.

Tous nos offices liturgiques incluent des prières à la Mère de Dieu, demandant son

intercession pour le Salut du Monde, et notamment ce magnifique office de la

Paraclisis, que nous disons pour la guérison des âmes et des corps, particulièrement

pendant le Carême de la Mère de Dieu, le mot paraclisis signifiant en grec à la fois

intercession et consolation.


Le kondakion de cet office nous dit : « Secours des chrétiens, toujours exaucée,

médiatrice permanente auprès du créateur, ne méprise pas les voix suppliantes des

pécheurs, mais toi qui est bonne, hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec

confiance : hâte toi d’intercéder pour nous, empresse-toi de nous sauver Ô Mère de

Dieu, protectrice inlassable de ceux qui t’honorent ».


Chers Frères et Soeurs, confions-nous à l’intercession bienveillante de la Mère de

Dieu, implorons sa Sainte protection et clamons-lui dans une confiance filiale certains

d’être exaucés : Très Sainte Mère de Dieu sauve nous !


À la Sainte Trinité soit la Gloire dans les siècles et les siècles


Père Boris

28 septembre 2025

 
 

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