Saint Hiéromartyr Saturnin de Toulouse
- Paroisse de la Sainte Trinité

- 16 mai
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Saint Saturnin de Toulouse, appelé également saint Sernin, était d’origine grecque et issu d’une noble famille. Sous le règne de l’empereur Dèce, il fut choisi parmi les sept missionnaires envoyés depuis Rome afin d’évangéliser la Gaule.
Arrivés à Arles, les saints missionnaires se répartirent les différentes régions à évangéliser. Saturnin reçut la charge du Languedoc, de la Gascogne ainsi que des frontières de l’Espagne.
Sa prédication connut d’abord de rapides succès. Toutefois, il dut bientôt affronter l’hostilité des païens à Carcassonne, où il fut emprisonné. Mais un ange du Seigneur le délivra miraculeusement de sa captivité.
Poursuivant sa mission, il arriva à Toulouse, où il trouva des âmes plus disposées à accueillir la Parole de Dieu. Il y fonda une église et annonça l’Évangile avec zèle. Par le signe de la Croix, il guérissait les malades et les lépreux, tandis que sa parole inspirait à ses auditeurs un ardent amour pour Dieu.
Après avoir confié une partie de son œuvre à Saint Papoul, il poursuivit son voyage missionnaire vers l’Espagne et évangélisa notamment Pampelune et Tolède.
De retour à Toulouse après le martyre de saint Papoul, Saturnin rayonnait d’une telle grâce divine que les idoles cessèrent de rendre leurs faux oracles. Malgré les sacrifices et les prières des païens, les temples demeuraient silencieux.
Les païens, désespérés, décidèrent alors d’offrir un taureau en sacrifice sur le Capitole de la ville. Tandis que Saturnin passait à proximité pour se rendre à l’office divin, quelqu’un dans la foule le reconnut et s’écria :
« Voici l’ennemi de notre religion, le porte-étendard de la nouvelle secte ! »
La foule se souleva aussitôt contre lui. Pendant que ses compagnons prenaient la fuite, le saint évêque demeura parfaitement calme et répondit :
« Je ne connais que le seul et vrai Dieu. Comment voulez-vous que je craigne vos dieux imaginaires, alors que, selon vous, ce sont eux qui sont effrayés par moi ? »
À ces paroles, la colère des païens redoubla. Ils saisirent Saturnin, lui attachèrent une grosse corde aux pieds et le lièrent derrière un taureau sauvage. Frappé à coups d’aiguillon, l’animal s’élança avec fureur hors du temple.
Dès les premières marches, la tête du saint martyr se brisa violemment. Le taureau poursuivit ensuite sa course à travers les rues de Toulouse, traînant le corps du saint jusqu’à ce qu’il soit réduit en lambeaux. Finalement, la corde se rompit à l’endroit même où l’on construisit plus tard une église en son honneur.
Peu après, malgré les dangers, deux humbles femmes chrétiennes vinrent recueillir le corps de Saint Saturnin de Toulouse. Elles le déposèrent dans un cercueil de bois et l’ensevelirent pieusement dans une fosse voisine.
Au fil des siècles, son tombeau devint un important lieu de pèlerinage. Une grande basilique fut édifiée au-dessus de sa sépulture : Basilique Saint-Sernin. Célèbre dans toute l’Europe, ce sanctuaire fut longtemps renommé pour les nombreux miracles accomplis par l’intercession du saint martyr.
Aujourd’hui encore, de nombreuses localités françaises portent son nom sous différentes formes : Saturnin, Cernin, Sornin, et bien d’autres.
Texte tiré et adapté du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.
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