Saint Blaise de Sébaste
- Paroisse de la Sainte Trinité

- 16 mai
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Saint Blaise de Sébaste, originaire de la province d’Arménie, était médecin de profession. Il menait une vie semblable à celle du juste Job : intègre, droit, craignant Dieu et se gardant de tout mal. À cause de ses vertus et de l’affection que lui portait le peuple, il fut élu évêque de Sébaste.
Au temps de la Grande Persécution, il confessa courageusement la foi chrétienne et encouragea les saints martyrs à mener jusqu’au bout le bon combat. Il rendit notamment visite à Saint Eustrate dans son cachot avant son glorieux martyre et célébra pour lui la Divine Liturgie. Il recueillit ensuite les précieuses reliques des Cinq Martyrs afin de les transmettre à la vénération du peuple chrétien.
Après quelque temps, saint Blaise se retira sur le mont Argée, dans une grotte solitaire, afin d’y offrir à Dieu des prières pures, loin de toute distraction. Attirées par la sainteté de sa vie, les bêtes sauvages venaient paisiblement jusqu’à lui, comme autrefois auprès d’un nouvel Adam. Lions, ours, loups et autres fauves attendaient à l’entrée de la grotte qu’il ait terminé sa prière pour recevoir sa bénédiction ou la guérison de leurs blessures.
Sous le règne de Licinius, vers l’an 316, le gouverneur Agricolaos arriva à Sébaste afin d’y arrêter les chrétiens. Désireux de livrer certains d’entre eux aux bêtes féroces dans l’amphithéâtre, il envoya des soldats dans la montagne pour capturer des animaux sauvages. Ceux-ci découvrirent alors avec étonnement la grotte du saint entourée de nombreuses bêtes féroces vivant en paix auprès de lui.
Informé de cette découverte, Agricolaos ordonna immédiatement l’arrestation de Blaise. Le saint accueillit les soldats avec douceur, leur expliquant qu’une vision divine l’avait déjà averti de leur venue. Il les suivit sans résistance.
Tout au long du chemin vers Sébaste, beaucoup de païens se convertirent au Christ en voyant la paix et la douceur ineffable qui émanaient du saint évêque. Les malades, hommes comme animaux, retrouvaient la santé à son passage.
C’est alors qu’une femme en pleurs lui présenta son enfant, mourant d’étouffement après avoir avalé une arête de poisson. Saint Blaise plongea sa main dans la gorge de l’enfant et pria le Seigneur de le délivrer, ainsi que tous ceux qui invoqueraient son intercession dans une semblable souffrance. L’enfant fut aussitôt guéri. C’est de cet épisode que vient la grande vénération populaire envers saint Blaise comme protecteur contre les maladies de la gorge.
Conduit devant le tribunal, le saint répondit avec hardiesse aux interrogations d’Agricolaos et dénonça la vanité du culte des idoles sans vie. Il supporta avec joie les coups de verges avant d’être jeté en prison.
Après de nouveaux supplices, il déclara au gouverneur :
« Je ne crains pas tes tortures, car je regarde vers les biens futurs. »
Jeté de nouveau dans son cachot, tout couvert de sang, il fut suivi par sept femmes pieuses qui recueillaient les gouttes de son sang pour s’en oindre le visage comme d’un parfum précieux. Elles furent arrêtées à leur tour et sommées de sacrifier aux idoles.
Feignant d’accepter, elles demandèrent que les statues des faux dieux soient apportées au bord du lac afin de les purifier avant le sacrifice. Dès qu’on les leur remit, elles les jetèrent au fond de l’eau.
Pris d’une grande colère, Agricolaos fit préparer un immense brasier, du plomb fondu et des peignes de fer. Il proposa aux saintes femmes de choisir entre les tortures et les riches parures exposées devant elles.
L’une d’elles, mère de deux enfants, jeta aussitôt les bijoux dans le feu. Ses enfants l’encourageaient en criant :
« Ne nous abandonne pas ! Comme tu nous as nourris de ton lait maternel, laisse-nous te suivre afin d’hériter du Royaume des cieux ! »
Le tyran ordonna alors qu’on leur déchire le corps avec les peignes de fer. Mais les saintes demeurèrent miraculeusement indemnes, même au milieu des flammes. Elles furent finalement décapitées en rendant grâce à Dieu et à son serviteur Blaise.
Voyant que rien ne pouvait ébranler la foi du saint évêque, Agricolaos le condamna à être noyé dans le lac. Arrivé sur la rive, saint Blaise fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux à l’imitation du Christ.
Parvenu au milieu du lac, il invita les païens à venir le rejoindre s’ils avaient confiance en leurs dieux. Soixante-huit d’entre eux s’avancèrent et périrent aussitôt noyés. Un ange lumineux apparut alors au saint et l’invita à revenir sur la rive pour recevoir la couronne du martyre.
Condamné à être décapité avec les deux courageux enfants, saint Blaise, resplendissant de lumière divine, pria encore pour tous ceux qui invoqueraient son secours dans les maladies et les épreuves.
Le Seigneur lui apparut alors dans sa gloire et lui dit :
« J’ai entendu ta prière et je t’accorde ce que tu me demandes. »
Après leur exécution, les corps des saints martyrs furent ensevelis avec piété. Par la suite, ce lieu devint une source de bénédictions et de guérisons pour les fidèles qui s’y rassemblaient chaque année afin de célébrer leur mémoire.
Aujourd’hui encore, Saint Blaise de Sébaste demeure l’un des saints guérisseurs les plus vénérés, aussi bien en Orient qu’en Occident.
Texte tiré et adapté du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.
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